À la chasse!
Les chats aiment le jeu de la poursuite, que ce soit pour attraper une proie ou des amas de poussière sur le sol. Les gros félins, comme les couguars, les lions et les guépards, apprennent à chasser tout comme nos petits chats domestiqués : par la pratique. De fait, au cours de leurs jeux quotidiens, ils s’exercent à traquer, poursuivre, attaquer et déchiqueter leur proie.
"Tous les jeux mènent ultimement au développement des habiletés nécessaires à la survie", affirme Raymond Van Lienden, D.M.V. à Clifton, en Virginie, "et il y a peu de différence entre le tigre, le lion ou le guépard et le petit chat de la voisine, car ils recourent aux mêmes habiletés qu’ils ont développées et qu’ils ont appris à maîtriser en jouant."
Dès leur tout jeune âge, les chats se dressent sur leurs petites pattes arrière tremblotantes pour avoir un avantage sur leurs compagnons de jeu, et ils ne semblent jamais perdre cette fascination pour le mouvement, l’ombre et la lumière ainsi que pour l’élément de surprise.
Un taux de réussite de 60%
Bien qu’il ait la réputation d’être un prédateur redoutable, le chat ne réussit pas toujours à attraper sa proie. Par exemple, le guépard, qui est considéré comme le gros félin le plus habile qui soit (il court à une vitesse de 90 kilomètres à l’heure), arrive à capturer sa proie environ 60 pour cent du temps seulement, tandis que le lion réussit 30 pour cent du temps. Les chats sauvages ont donc intérêt à s’exercer à développer leurs habiletés, car leur survie en dépend.
S’exercer à demeurer discret
Aussi surprenant que cela puisse être, le chat doit s’exercer à demeurer discret. À l’état sauvage, le chat rate souvent l’occasion de se nourrir parce qu’il ne peut courir aussi vite et aussi loin que sa proie. Le chat doit pouvoir compter sur son habileté instinctive pour se fondre dans le paysage et demeurer parfaitement immobile dans l’attente d’une proie imprudente.
Les chats possèdent de nombreuses aptitudes exceptionnelles qu’ils améliorent en vieillissant. Par exemple, l’œil d’un chat mature capte trois fois plus de lumière que l’œil d’un humain, et son ouïe est cinq fois plus aiguisée. En outre, l’ouïe du chat est trois fois plus fine que celle du chien le plus sensible, particulièrement pour distinguer les sons aigus.
Les chats peuvent même utiliser leurs oreilles séparément pour se déplacer et entendre. Voilà ce qui explique pourquoi votre petite boule de poils arrive si vite lorsque vous ouvrez la porte du réfrigérateur alors qu’elle semblait paisiblement endormie quelques secondes plus tôt.
Chasser, capturer, griffer
Les chats domestiqués n’ont pas besoin de chasser pour se nourrir, mais ils aiment tout de même jouer au prédateur. Cette activité les aide à rester en santé et en bonne condition physique, quel que soit leur âge, tout comme c’est le cas pour le sport pratiqué par les humains. Elle aide aussi à prévenir l’ennui, qui mène souvent à des espiègleries.
Les propriétaires doivent donner à leurs chats de nombreuses occasions de jouer. Ils devraient mettre à leur disposition suffisamment de jouets pour maintenir leur motivation, selon James Isaacs, D.M.V. à Encino, en Californie. "Privés de cet exutoire, les chats risquent d’adopter un comportement destructeur ou, pire encore, de devenir complètement amorphes", déclare-t-il.
Alors, lorsque votre chat tentera de vous faire comprendre qu’il a envie de jouer, n’hésitez pas. Après tout, les petites bêtes, tout comme les grosses, ont besoin d’être stimulées pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes.